Posté le 14/08/2020 - Les vélorues prennent leurs quartiers en France


L’été 2020 est l’occasion pour plusieurs grandes villes de France de développer les mobilités douces en milieux urbains. Alors qu’il existe de nombreuses installations possibles, certaines ont choisi de créer des vélorues pour faciliter la circulation de tous les usagers. Mais qu’est-ce qu’une vélorue et où ces tests ont-ils lieu ? 

Une priorité de circulation donnée aux cyclistes

Inventé dans les années 1980 en Allemagne, le concept de vélorue favorise la circulation des vélos sur celle des véhicules motorisés. Il s’agit donc, dans certaines rues de la ville de donner la priorité aux cyclistes qui ne peuvent y être dépassés par les automobilistes, sans pour autant interdire l’utilisation de ces axes par ces derniers. Une mise en place qui ne se veut donc pas punitive envers les véhicules motorisés, mais qui les invite toutefois à emprunter un autre chemin. 

Pour une installation optimale, les rues transformées doivent présenter une circulation automobile quotidienne moindre par rapport au passage de cyclistes, qui est idéalement trois à quatre fois inférieur. Ce ratio respecté est un moyen pertinent d’éviter de nouveaux conflits entre usagers avec une installation qui ne serait pas adaptée à la réalité du trafic. Limitées à 30km/h, ces rues se doivent également d’afficher une signalétique claire : panneaux de signalisation et marquages au sol sont indispensables pour faire ralentir efficacement les voitures, et confirmer la priorité des cyclistes sur ces axes. Un recouvrement ou un rétrécissement de la chaussée pourra également s’avérer nécessaire pour distinguer ces rues immédiatement. 

Des modifications tests dans toute la France 

La première vélorue française a vu le jour à Strasbourg en 2017 dans la rue de la Division-Leclerc sur une portion de 300 mètres. Un essai concluant puisque la municipalité a depuis développé ce concept sur trois autres axes de la ville. C’est ensuite au tour de Bordeaux d’innover en 2018 avec deux vélorues aménagées pour le plus grand plaisir des cyclistes. En effet, cette installation vise à redonner un peu d’espace et un sentiment de sécurité sur la chaussée à ces derniers. Une façon d’éviter également de nombreux vélos sur les trottoirs au détriment des piétons. 

Avec le développement de plus en plus fort des mobilités douces en milieux urbains, l’année 2020 voit de grandes villes françaises telles que Nantes, Toulouse, ou encore Rennes, mettre en place ces nouvelles installations pour des périodes de tests qui devraient s’étendre jusqu’à la rentrée, afin de vérifier l’usage de ces axes avec le trafic usuel de ces zones. De nouvelles habitudes de circulation qui pourraient donc devenir pérennes et se diversifier dans tout le pays pour des villes où chaque usager peut profiter de son moyen de locomotion en toute sécurité.

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