Posté le 01/08/2019 - Montréal refait son marquage au sol


La Ville de Montréal a été sévèrement critiquée l’année dernière quand elle avait tardé à compléter le marquage au sol de la chaussée. Un retard qui mettait en péril la vie des piétons et des cyclistes. Mais cette année, Montréal compte bien se rattraper et mettre tout en oeuvre pour terminer le marquage au sol à temps.

Une prise de conscience

“Dès notre arrivée en poste, nous avons pris conscience du retard dans la réalisation du marquage prioritaire, notamment sur les voies piétonnes, les passages écoliers et le réseau cyclable. Pour répondre aux préoccupations des citoyens, il était important pour nous d’améliorer la qualité de ce service de base, un service qui assure la sécurité au quotidien tant des piétons, des cyclistes que des automobilistes”, explique dans un communiqué Sylvain Ouellet, responsable des infrastructures du réseau routier. En 2018, la Ville a reçu des critiques de la part des élus et des citoyens car elle a mis trop de temps à finir le marquage au sol notamment sur les passages piétons et les intersections.

Des efforts qui paient

Pour être certaine de réussir à finir le marquage au sol dans les temps cette année, la Ville de Montréal a investi dans un nouveau camion traceur qui lui a coûté 1 millions de dollars. Mais elle a aussi acheté un outil informatique afin de pouvoir venir en aide aux équipes qui sont sur le terrain. De plus, 10 cols bleus supplémentaires ont été déployés pour effectuer le travail. En tout, cela fait 101 employés municipaux dédiés à la réalisation de ce marquage au sol, depuis le milieu du mois d’avril.

Le marquage au sol avance bien plus vite que l’année dernière. Selon la Ville de Montréal, “en date du 16 juin, le travail qu’il reste à faire équivaut à 9,3 jours de travail, alors que l’an dernier à pareille date, il représentait 22,8 jours de travail”. Et ses efforts paient ! Le porte-parole du regroupement Piétons Montréal, Nigel Spencer, déclare : “Après plein de promesses l’an dernier, on voit qu’ils agissent […] Reste à savoir combien de temps le marquage va durer”.

En effet, la peinture utilisée pour le marquage au sol peut disparaître rapidement en quelques mois, surtout en hiver à cause de l’utilisation d’abrasifs. La Ville de Montréal prévoit donc de tester de nouveaux produits “plus résistants” l’année prochaine. Elle avait d’ailleurs déjà testé l’époxy, qui est plus coûteux mais tient pendant 2 à 3 ans. Nigel Spencer souligne l’importance du marquage au sol : “Il y a plus de chances que les automobilistes nous laissent traverser s’il y a du marquage au sol. Ils deviennent plus consciencieux”.

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